C’est quoi, un shut-down ?

Nous en vivons un depuis hier, mais c’est quoi en réalité – je veux dire, loin des exclamations alarmistes de nos médias ?

En politique américaine, un government shut-down ( fermeture du gouvernement) signifie la mise en place de la situation suivante : par vote, le Congress refuse de donner au gouvernement fédéral  l’autorisation d’utiliser certains budgets pour laisser ce gouvernement  opérationnel : en d’autres termes, les fonds sont bloqués.

Habituellement, lors d’un shut-down, le Congress laisse le gouvernement fédéral  continuer ses services importants ( retraites, santé, aides sociales, armée, éducation…) mais à partir du moment où le Congres peut annihiler toutes les dépenses, il n’y a aucune lois protégeant le gouvernement américain contre l’interdiction de dépenses  fédérales. Si les opposants du Président arrivent à cet extrême, ce sera le blocage total de toute la vie de la nation.

Toutefois, les services fédéraux qui peuvent continuer  pour un certain temps après un shut-down sont les suivants :

  • la météo nationale
  • les services médicaux dans les hôpitaux fédéraux
  • l’armée
  • le trafic aérien
  • le système pénal

Sous les présidences Ford et Carter, 6 shut-down partiels ont affecté  les départements du travail et de la sante, l’éducation, et les services sociaux. Ces shut-down partiels avaient pour point de départ les débats  sur la prise en charge  fédérale des avortements. Ils ont duré de 8 à 18 jours.

Pendant la présidence Reagan, il y a eu 8  gouvernements shut-down,  qui ont duré de 1 à 3 jours,  et dont la cause principale était liée aux déficits budgétaires.

Toujours pour raison de déficit budgétaire, il y a eu plusieurs shut-downs sous les présidences Bush et Clinton.

Le shut-down que nous vivons actuellement et qui a commencé hier 1er octobre, est la réponse républicaine  à l’implantation  du système social de santé,  Affordable Care Act, loi de 2010.  pour lequel la droite demande une prolongation d’un an supplémentaire.

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L’autre question, c’est : combien de temps durera celui-ci, et qui est le plus touché ?

Pour le moment, seuls les monuments, parcs et recréation  sont totalement fermés.

On nous parle aussi de plusieurs milliers d’ employés du gouvernement, qui seraient touchés, mais nous ne savons pas à quelle échelle. Souhaitons, pour eux, que les choses se remettent en place rapidement. Mais aucune idée de qui va céder, du Président ou de ses opposants ; ni quand.

Bizarre logique :  les membres du Congress, qui ont voté le shut-down continuent, eux, de toucher leur salaire.

Une recette ultra facile

la photo pour vous montrer l'aspect en fin de cuisson - les légumes sont différents, mais pourquoi pas ?

la photo pour vous montrer l’aspect en fin de cuisson – les légumes sont différents, mais pourquoi pas ?

Si vous aimez le saumon, voici une recette impossible à rater 

Il vous faut

1 four  électrique ou gaz, classique

1 plat a four  en métal de préférence, bords 1 inche (2,5 cm) env.

1 rouleau de papier d’au

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1 filet de saumon

1 pied de poireaux, gros

1 citron

2 cuil de beurre, doux ou salé, votre choix

sel, poivre

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>Hier soir, j’ai fait un petit filet de saumon de cette f acon :

Tu beurres légèrement un plat allant au four, et tu allumes le four à 350 F.

Après avoir pelé le filet de saumon, tu le places dans le plat.

D’autre part, tu auras peluché un beau pied de poireaux, en ne gardant que le blanc et le jaune clair , le plus tendre. Tu auras aussi effilé le poireau en « petit légume », finement ( coupé dans le sens de la longueur, tu as ainsi des fines baguettes de poireau, tu vois ? ).

Aussi, tu auras pelé à vif un citron, et gardé uniquement la pulpe et le jus dans un petit bol.

Tu as ton filet de saumon dans le plat, et là, tu poses dessus le poireau en petits légumes de façon que le poisson en soit tout recouvert. Et tu finis en posant la pulpe de citron, plus de jus ; il en faut bien 2 petites cuillerées à soupe.

J’ai rajouté la valeur d’une cuillerée de beurre par dessus mais on peut s’en passer – mais c’est moins bon !

Tu recouvres le tout avec un papier d’alu solidement et hermétiquement refermé partout autour du plat. C’est le système de la cuisson « en papillote » modernisé.

Tu mets au four pour 15 minutes ou 20 mais pas plus, sinon le filet durcirait. Il est cuit lorsque l’intérieur est d’une belle couleur rose clair uniforme, tu le vois en insérant la pointe du couteau au milieu du filet..

Accompagnement de riz au blanc ou pommes de terres dites « nouvelles », cuites dans leur peau si naturelles.

On s’est régalé et il en reste pour déjeuner, froid, en salade.

le nouveau bureau

Après la salle de bain et les chambres, mais avant la cuisine, la Chron et son monsieur ont attaqué le bureau. Ils attendent le charpentier qui va installer une grande fenêtre à la place du finestrou sinistre qui ne leur offre qu’un minuscule coin de ciel bleu. La nouvelle fenêtre sera à ouverture verticale et à glissière, 1,00 x  1,35 m et arrivera juste à hauteur de la table à écrire. Coùt de l’opération fenêtre = 600 $, fenêtre inclue.

Et en attendant qu’elle arrive (elle est faite sur mesure, et arrivera dans le courant de la semaine prochaine) Chron et Cie attaquent les deux murs opposés, est et ouest, qui deviennent des bibliothèques. Le paneling qui recouvrait les 4 murs en entier n’est PAS  du plastique comme le pensait la Chron – l’avait pas mis ses lunettes, ou quoi ? Ce sont de vrais panneaux de vrai bois des forêts, et par un revirement tout a fait Chronien, les deux complices ( Mr. et Mrs. C) ont decidé de le garder sur au moins deux murs – les Est et Ouest – de les garnir de rayonnages et hop, voici deux belles bibliothèques  de part de d’autre, chacune pourvue de 8 étagères – et chaque étagère pouvant supporter entre 100 à 130 livres selon grosseur,  hein ? De la place pour près de 2000 bouquins, c’est quelque chose, non ? Non, dans notre temps de fin du livre, on se demande comment il peut y avoir encore des gens de par le monde, et qui plus est dans le Nouveau, pour encore se soucier de ranger des livres. Plus la poussiere, hein ? Mais quand il s’agit de ces deux -là, faut pas être surpris.

Photo, un mur est (presque) terminé :

Bibliotheque Est.

La moquette rose ? on en reparlera dans le prochain numéro.

Chroniques du travail US – 8 / des semaines et des semaines …

Zack (voir ici) avait jusqu’au 12 octobre pour retourner le “rebuttal” aux Human Rights. Mais d’abord, qu’est-ce qu’un rebuttal ?

Un rebuttal, c’est la possibilité pour un plaitiff de revenir sur les arguments de la défense. Lorsque deux personnes discutent, c’est la possibilité pour l’un des deux de reprendre l’argument avancé par l’adversaire, et de lancer le fameux «  No, you’re wrong.. » que nous entnedons depuis quelques semaines lors des discussions entre Monsieur Obama, et Monsieur Romney ( rien que ça, dis donc, l’exemple !!)

Donc, face aux arguments de la défense légale de l’entreprise L…, Zack a lancé plusieur fois le  » No, you’re wrong… » avec preuves a l’appui. (hum… note : les « preuves a l’appui » étant ce qui manque le plus dans les discussions des candidats a l’election presidentielle  prochaine, pour rester dans le parallèle)

Si vous avez suivi l’affaire, vous savez que Zack a porté plainte au EEOC* et aux Human Right à la suite de son renvoi de son travail à L… le 17 juillet dernier. Pourquoi a-t-il porté plainte : parce que le processus est “fishy”** et Zack est persuade qu’en l’absence de toute faute professionnelle de sa part, la vraie raison pour son renvoi, c’est son âge. Or, Age Discrimination n’est pas acceptable dans le monde du travail aux USA. Pourtant, pourtant, les cas de Age Discrimination se sont multipliés dans les derniers sept ans à un taux alarmant.

Si les H.R. décident, après minutieuse investigation, qu’il y a effectivement anguille sous roche (restons dans les poissons !) il y aura alors “probable cause” et un meeting sera  ordonné entre le plaignant (Zacks), l’Accusé (l’entreprise) et un juge du Human Right. Au cours de ce meeting,  le juge déterminera  lequel, de Zack ou L… a raison, et lequel a tort.

Et ensuite ? Et bien, ensuite, le plaignant a plusieurs possibilités :

1 – soit il accepte de “discuter” avec ceux qui lui ont fait du tort – ici, un renvoi  sans cause est considéré comme un tort sévère. L’entreprise proposera un moyen d’adoucir ce tort, la plupart du temps en offrant une somme d’argent, la plus basse possible. Au plaignant de savoir ce qu’il souhaite , et de rester ferme sur ses positions. L’entreprise peut aussi proposer au plaignant de lui redonner sa position. Ici encore, c’est le plaignant qui accepte ou non.

2 – soit le plaignant n’accepte pas que l’entreprise s’en sorte à si bon compte et décide d’aller plus loin : dans ce cas, et fort de la “juste cause” délivrée par l’investigation des H. R. , il peut faire un procès civil. Bien entendu, c’est là la meilleure solution, mais qui coute très cher, et demande beaucoup de patience.

Mais Zack n’en est pas encore là : peut-être la commission des Human Right decidera-t-elle que la cause est contre Zack, l’entreprise est très riche, puissante, et possede un bataillon d’avocats contre lesquels les mots de Zacks resteront peut-être sans effet aucun. Il a pourtant réuni un gros dossier, apporté des preuves suffisantes : refus de promotion, différences dans les horaires de travail, torsion éhontée des faits. Mais personne ne peut prévoir ce qui peut se passer jusqu’au moment où la commission donnera son avis.

C’était il y a huit jours. L‘investigation prends entre 3 à 12 semaines, selon les cas.

Soyons patients !

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* Equal Employement Opportunity Commission

** Fishy : qui sent le poisson – par extension, tout ce qui est louche.

Chroniques du travail US / 7 – Le bon coté de la Sécu américaine

On dira ce qu’on voudra, mais la Sécu américaine a un bon coté qu’on ne trouve nulle part ailleurs, sauf peut-être au Canada : la courtoisie, la diligence et le sourire des interlocuteurs.

Arrête, je ne fais pas de sarcasmes !!!  Je te raconte :

Monsieur Kron était jusqu’au 17 juillet assuré médicalement par L…, l’entreprise dans laquelle il travaillait jusque-là, et Madame Kron était assurée elle-aussi pour la même raison.

Le 17 juillet, l’assurance santé devient caduque au moment où Mr Kron perd son travail dans cette entreprise. Voici Mr et Mme Kron inquiets, sans trop parce que l’un et l’autre ont l’énorme chance d’être en bonne santé, mais quand même on ne sait jamais ce qui peut arriver. D’autant plus que Mr et Mme Kron ne sont plus très jeunes. Et c’est ici que cela devient intéressant.

Lorsqu’un travailleur américain atteint 65 ans, âge légal de la retraite aux USA, il ou elle peut demander et obtenir sa retraite (Social Security Retirement Benefits)  ET continuer de travailler. Il recevra sa retraite au prorata de ce qui lui est dû par rapport aux années de travail effectué. De plus, écoutez moi bien, c’est aussi à ce moment là que le travailleur reçoit le fameux Plan A du Medicare, couvrant l’hospitalisation sous n’importe quelle forme ( accident, maladie, etc..)

Le Plan A est entièrement GRATUIT. Quand je dis « gratuit » j’entends aucune charge, aucune cotisation n’est retenu sur les retraites. Le travailleur retraité devra payer une quote-part s’il/elle est hospitalisé(e), et ce sera tout.

Mais – oui, hélas, il y a toujours un mais – ce même travailleur-retraité devra aussi obtenir le Plan B, qui couvre tout ce qui est médecine, spécialistes, et médocs. Il ou elle aura le choix de prendre ce Plan B chez un assureur privé, style Blue Cross Blue Shield, ou autre. OU bien, s’il/elle continue de travailler jusqu’à 70 ou 75 ans, comme la plupart des gens en bonne santé choisissent de le faire, il/elle sera éventuellement  couverts par une assurance obtenue auprès de son employeur. Quoiqu’il en soit, il faut aussi etre couvert médicalement par le Plan B.

C’est donc ici que Mr et Mme Kron se trouvent : ils ont chacun le Plan A, et doivent maintenant faire diligence pour obtenir le fameux Plan B obligatoire.

A savoir et retenir : le délai  pour obtenir ce Medicare Plan B  est de 7 mois a partir du moment ou le travailleur de + de 65 ans ne travaille plus. Au-delà des 7 mois, il ou elle devra payer une pénalisation avant de pouvoir obtenir le Plan B.

Obtenir ce Plan B – qui coûte environ $99 par mois et par personne si le travailleur choisit de s‘assurer à travers le programme fédéral –  est relativement facile : il faut simplement avoir la preuve qu’on a été assurés médicalement dans les derniers 10 ans.

Comment le prouver ? Simplissime : votre conseiller Secu US vous donnera un document à faire remplir :

1) par votre assureur si jusque là vous aviez une assurance privée, ou

2) par votre employeur, si votre assurance-santé été couverte par l’entreprise. Votre employeur est tenu par la loi de remplir ce document et de le retourner dans les 3 jours à la Sécu.

Et si l’employeur essaie de mettre des bâtons dans les roues et refuse de remplir le document ?

Et bien – et c’est LA que j’apprécie hautement les fonctionnaires américains – et bien, c’est votre conseiller, en l’occurrence la conseillère, merci, Kathy ! qui prendra le taureau par les cornes, en empoignant son téléphone, et passera 21 minutes montre en main, allant d’un interlocuteur à un autre  pour enfin arriver à obtenir tous les renseignement nécessaires pour votre dossier.

C’est pas beau, l’Amérique, peut-être, Pitalugue ?

( Suite 8 )

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Ps : On va lui envoyer un panier de fleurs, elle l’a bien mérité.

Chroniques du travail US 6 / les délais

Du nouveau dans l’affaire Zacks : hier, légitimement impatienté par le silence du EEOC,  Zack téléphone aux bureaux du-dit, et demande quelques explications, surtout celle-ci :  Pourquoi n’a-t-il pas encore reçu le dossier promis et postalement envoyé depuis deux semaines ? Venant de Buffalo jusqu’à Zack-City, l’expédition ne peut prendre que 24 heures, 48  au grand maximum.

Martha lui répond, et là, pour moi-la-Chron de service, c’est l’habituelle bonne surprise ( je suis – verbe suivre – la conversation sur mon cell) : Martha est aimable, voix agréable, cadence correcte et en plus elle a appris à répondre au téléphone : elle sourit, oui oui, et ça s’entend !

Martha connait son métier : en deux trois clics, la voici capable d’expliquer à Zack que le EEOC (organisme fédéral) a été contacté par les Human Rights et que l’affaire va d’abord se développer  par l’entremise de cet organisme, représentant l’etat de New York. Chacun des 50 états US possède  sa commission des Droits de l’Homme (Femmes et Enfants, merci messieurs) : lorsque l’abus, la malveillance, l’injustice contre le travailleur découle de discrimination claire et précise, Les Human Rights prennent l’affaire en main. PLus tard, le Equal Employment prendra le relais, si nécessaire, et si l’affaire déborde des compétences de l’Etat. oici donc Monsieur Zack, dirigé vers les services du HR, tant mieux, c’est plus proche de chez nous, s’il faut se déplacer, au coùt actuel de l’essence – je ne sais pas chez vous, mais ici, c’est la folie.

Seconde conversation téléphonique entre Zack, et cette fois, Lynn, représentante des HR  de l’état de NY. Immédiatement capable de donner tous les renseignements : les HR après investigation pour s’assurer que la plante était fondée, ont informé l’entreprise L… L’entreprise avait 15 jours pour répondre et se défendre contre les accusations de Zack.  Le délai se terminait le 20 aout. L’entreprise n’a toujours pas répondu. Les HR ont relancé l’entreprise qui a demandé un second délai de quelques jours. Dès que les HR recevront le dossier de défense de l’entreprise L…, le double des documents sera envoyé à Zack : il aura 21 jours pour répondre à la défense et donner toutes les preuves qui sont en sa possession.

A la suite de quoi, le juge des HR réunira les deux parties dans son cabinet et entendra le plaintif, puis l’accusé : il tirera ses conclusions de cette confrontation.

Zack et l’entreprise peuvent soit se defendre seuls, soit se faire assister par un ou plusieurs attorneys.

Mais dans tout ceci, ce qui importe au plus haut degré c’est la réponse que Zack fera lorsqu’il recevra les documents de l’entreprise : cette réponse s’appelle un REBUTTAL, et consiste à répondre à chacun des points de défense de l’entreprise sans crainte et en toute honnèteté : n’oublions pas que les juges du HR sont assermentés comme tout représentant de la justice et  bien entrainés à déceler le mensonge dans les erreurs, contradictions, et hésitations des deux parties en présence.

Le rebuttal est donc la phase la plus importante de toute l’affaire. C’est aussi la phase la plus intéressante, car Zack saura enfin ce qui lui est reproché par l’entreprise à travers  ce que celle-ci va trouver pour justifier la terminaison du travail et le renvoi dans des conditions  insultantes … à part le fait qu’il soit âgé de 67 ans ?

C’est egalement la phase la plus stressante. Donc, les travaux seront suspendus dans le maison blanche pendant tout le mois de septembre : on ne peut mener de front  un rebuttal et l’installation d’une cuisine. Parce que oui,  dans le déroulement de l’opération travaux, ce qui est au programme après l’installation de la SALLE DE BAIN, c’est la cuisine,  logique, non ? Ca attendra octobre.

Qui parle de s’ennuyer ?

( Patience, patience, et .. la suite )

Chroniques du travail US / 5 – The establishment of age discrimination

Comme dans toute machine administrative, la mise en route de la plainte contre L… démarre lentement. Mais ici, contrairement à l’Europe, où l’on ne sait jamais quel sera le suivi,  nous sommes au moins assurés d’une prise en charge sérieuse et continue, une fois passés les premiers jours  d’attente.

Tout est donc en place maintenant. Hier matin, premier interview téléphonique  par une des investigatices du EEOC.  Huit questions, 12 minutes, et de bonnes raisons  d’espérer. Merci Madame. Bien entendu, c’est loin d’être gagné,  nous sommes des David contre le Goliath en question. Mais au moins, nous savons que  L… est sous investigation, que la première tranche de cette investigation a prouvé au EEOC qu’il y avait anguille sous roche, puisqu’ils déclenchent maintenant  les interrogatoires du « complainant ». Si le EEOC a des doutes au sujet d’une plainte portée par un employé, l’agence ne poursuit pas l’investigation et  informe le plaintif de la nullité de sa plainte.

Recevoir un confirmation d’investigation est donc un bon point pour le plaintif. Mais attention, ne pas être pressés !  il y en a bien au moins pour les 6 prochains mois. C’est maintenant qu’il ne faut pas baisser les bras. Les Human Rights  feront aussi leur investigation de leur coté, dès que le EEOC leur enverra leur détermination.

En attendant, Mr. Chron a commencé les démarches, que nous savons totalement vouées à l’échec, pour retrouver un travail. Au hasard des dossiers a compléter, on rencontre ce genre de merveilles, ( K-Mart ) :

 » Avez-vous moins de 16 ans ou plus de 40 ans ? « 

Je l’ai imprimé, ca peut toujours servir !

Age discrimination is well  and alive in Oncle Sam’s country.

(suivre l’affaire Zack  – 6 -)

Ils quittent la France

Ce matin, je suis très troublée par cette découverte : un grand nombre de mes amis virtuels vont quitter la France. D’autres l’ont quittée le mois dernier. Le printemps serait-il le temps  des migrations humaines ?

Ce n’est pas l’effet du hasard : c’est la réponse logique à une situation donnée, qui varie avec chaque individu – non, je ne crois pas que le résultat de dernières élections y soit pour quelque chose, quoique …

Sylvain et son épouse vont s’installer à Montréal, pour un mois ? pour un an ? je ne sais pas, je découvre son blog ce matin : nous pouvons suivre les derniers jours du déménagement, la remise du chat caramel aux beaux-parents, et le camping dans le living tant qu’il y a encore un lit gonflable.  La suite dans les semaines à venir. Un site à suivre de près.

Cédric et Marion vont arriver à Sherbrooke  dans ( ?) un mois, une semaine, quelques jours ?) bientôt et nous pouvons suivre les péripéties du déménagement avec deux jeunes enfants sur le bloc de Marion, En Route pour Sherbrooke . (tiens, j’avais une « connaissance » virtuelle là, il y a longtemps. Je ne sais plus ce qu’elle est devenue. Trace perdue dans les limbes webbiques)

Bon courage aux nouveaux expats francophones : et il y en a d’autres qui se bousculent derrière, Carmen, Dorothé, Fabrice ; Léa et ses filles ; Mina, son f rère et leurs parents  et tant d’autres.

Sentiment mélé, commisération et admiration. On en reparle.

Before and after

ou, plutot, after and before : je suis très fière de mon travail de peinture, ah ah ah !!

en blanc et jaune, comme elle est ce matin . En brun, comme elle était quand nous avons déménagé

Le sol sera carrelé blanc pur.

Et les boutons de porte, de Anthropologie, qui iraient parfaitement …

Déménagement, suite.

Aujourd’hui et demain, c’est l’emballage des choses fragiles, auxquelles on tient le plus. Par exemple, l’emballage du Bernardaud « Coquilles »,  1952, un « heirloom » de famille complet, 18 couverts, et qui m’a suivi partout autour du monde. Rouleaux bulles et papier  matelassé de rigueur. Un conseil :  scotcher les cartons triple pour la vaisselle fine et les verres de prix. Mettre dans les cartons, au fond, une pile de 12 assiettes, et par dessus, bien enveloppés et bien calés, les grosses soupières et les plats  a légumes pansus. Finir avec verres ou assiettes ou tasses , les plus légers possibles.

Pour le Bernardaud, je compte  6 cartons en tout. J’en suis aux deux derniers.

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Ouf, le grand buffet est presque vide maintenant !

le haut (qui veut un petit remontant ? )

le bas

L’esprit d’entreprise

Ici, avec un peu de courage et beaucoup de folie en tête, tu peux tout faire. C’est une des raisons pour laquelle la Terra Americana attire tant de jeunes. Si vous n’êtes jamais passés par les circonvolutions et interdits sans parler des dossiers perdus qui jalonnent la moindre entreprise dans l’hexagone, vous aurez du mal à comprendre.

Ici, tu peux presque tout faire. Tu peux ouvrir un restaurant, te lancer dans l’édition, et non seulement dans l’édition mais aussi, ce qui va de pair, dans la publicité. Tu peux ouvrir une salle de dance, un magasin de frivolités. Tu peux devenir du jour au lendemain agent littéraire, ou chasseur de têtes. Pour devenir concertiste, ce sera plus difficile si tu n’as pas un certain talent. Mais tu peux vendre des pianos ou des flutes tout en restant chez toi. Plus modestement, tu peux aussi garder des enfants dans ta petite maison, toujours tout en restant chez toi. Ou bien, comme cette mère de 4 enfants qui n’arrivait jamais à boucler ses fins de mois, tu peux  te lancer dans la confection de rideaux, ou costumes de Halloween, ou bouquets de mariage. D’autres deviennent coiffeurs à domicile. D’autres font les courses pour les personnes âgées ou handicapées. Cette petite entreprise  assure la distribution de sandwiches et salades dans les entreprises qui ne possèdent pas leur propre cafeteria. La liste n’est pas exhaustive, il suffit d‘avoir de l‘imagination, et de l‘ardeur.

Pour l‘histoire des sandwiches, il faut tout de même savoir que non, tu ne pourras rien faire en “food business” si tu n’as pas d’abord obtenu ton diplôme certifiant que tu as bien les capacités requises. Et dans “qualités requises” n’entend pas seulement tes talents de cuisinière ou de chef ; ça, on s’en fout, après tout  on est dans le pays des hamburgers. Aux yeux de l’administration américaine, que tu saches ou non tourner un beurre blanc, n’est pas l’essentiel pour ouvrir un restaurant. L’essentiel, c’est connaitre les raffinements de la lutte contre les germes, microbes et autres bestiaux  qui peuvent nuire à la sante publique. Tu passeras donc un examen pour obtenir ton diplôme de ”food manager ** . Il se passe dans les locaux du Health Department local, après une série de cours, variants en nombres selon chaque etat, portant sur ce qu’il convient de faire ou ne pas faire pour la salubrité publique. En plusieurs séances de une à trois heures, tu apprendras tout ce qu’il faut savoir sur les températures maxima et minima des aliments, la propreté et le maintien des réserves sèches, réfrigérateurs et congélateurs, la procédure correcte du  nettoyage de la vaisselle et batterie de cuisine, les équipements exigés dans la cuisine et la salle de restaurant ; la nature des sols et des murs et jusqu‘aux vêtements du personnel : surtout, ne pas oublier le filet qui garde les cheveux où ils doivent être et non dans la soupe ; ni les chaussures “lavables” ainsi que les bas et chaussettes obligatoires, cachez ces jambes que je ne saurais voir !

Tout ce préambule pour vous amener à Lyon : vous me direz : “Que se passe-t-il à Lyon ?“

Et bien, à Lyon, deux jeunes français n’ont pas eu peur de se lancer bravement et sur le mode américain dans la création d’entreprise, et ceci, dans l’une des villes françaises réputées pour leur traditionalisme  pur et dur.  L’aventure est d’autant plus sympathique qu’il s’agit de deux frères,   et  … mais vous le saurez dans un instant, et c’est LA

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** voir ici les différents programmes selon chaque état  de l’union.

Déménager aux USA

Entendons-nous : il ne s’agit pas de déménager “seulement” d’Europe, d’Afrique, d’Asie ou d’Océanie sur le continent américain. Il s’agit, aujourd’hui, de savoir comment déménager aussi à travers les Etats Unis, du nord au sud et d’est en ouest ou plus modestement de telle ville dans telle autre, voisine.

 Pour déménager  de Carcassonne ( France) à New-York,  les souvenirs sont encore vivants et la plaie laissée par la facture encore vive. Mais il s’agissait alors de faire traverser l’Atlantique à tout un mobilier disparate entassé par trois générations dans trois maisons différentes. C’est assez effrayant et cela mérite plusieurs articles. Deux p[oints importants, à faire : prendre les meubles anciens ; à NE PAS faire : embarquer le piano, même si c’est celui qui vous a accompagné de vos premières gammes jusqu’au Conservatoire.  Non, parce que, tout de même, un Gaveau, c’est chouette, mais il y a des Steinway ici.

 Donc, aujourd’hui, il s’agit plus prosaïquement d’un déménagement simple, salon, salle à manger, bureau/bibliothèque, deux chambres,  plus les extra. Ne pas minimiser les extras.

 D’abord, prévoir entre 4 à 6 semaines de préparation, et commencer de vider tous les rayonnages de tous les placards, buffets, armoires, trucs à livres et à vidéo, plus, comme chez la Chron, la tonne de textes inachevés.  Ca pèse. Pour cela, les Banker boxes sont parfaits et on en trouve partout. Faites votre shopping, le prix varie du simple au double selon que vous les achetez à Office Depot, à Stapples ou à Walmart.

 Vider, oui, mais dans quoi ? Dans des cartons.  On va les acheter – parfaitement, acheter : vous ne prétendez pas amener dans votre appartement propre ou votre maison neuve, des saletés de cartons que vous trouverez dans les magasins d’alimentation, et farcis d’œufs de bedbugs, quand même, si ? Ou pire ? Ah, tu vois !

 Donc, on va les acheter à Walmart, de 0,50/pièce pour du 12” au cube = 30 cm de coté par 30 cm  de hauteur pour les choses lourdes comme les livres et les papiers. On en trouve partout, mais c’est là qu’ils sont les moins chers. Je sais, on n’aime pas Walmart, on a juré qu’on n’ira jamais, mais tu sais, ma poule, un chou ché un chou même pour moi qui suis native de l’Aude.

Revenons aux cartons  et à la liste de tout ce qui est indispensable :

Objets non cassables, matériel de bureau, et batterie de cuisine petite : la taille au dessus, toujours à WalMart, 14 x 14 x 14, $0.68 /pièce.

Les gros rouleaux de Scotch Shipping : environ $3.00  le gros rouleau en 5 cm de large.

Plus un rouleau avec dispenser du nec+ultra, Scotch Extreme Tape,  5cm X 20 mètres pour consolider les cartons contenant du fragile.

Et bien entendu 4 gros marqueurs

Un noir,  pour écrire très lisiblement, sur chaque carton la liste de ce qui est à l’intérieur.

Un rouge pour savoir OU ce carton va aller dans le nouvel appartement.

Un bleu  pour indiquer D’OÙ, de quelle pièce ou quel placard, vient le contenu. C’est toujours plus facile de retrouver les choses si on les remet à la même place.

 C’est chouette un déménagement, ça permet de mettre de coté, dans d’autres cartons marqués GARAGE SALE, en vert, tout ce qu’on ne veut plus et qu’on va entreposer au garage ou au sous-sol en attendant  la vente qu’on va faire au printemps.

 Quel printemps ?  le mode d’emploi ne le dit pas.

Semaine cruciale, réminiscences and happy valentine !

Attendue depuis la signature de la proposition d’achat le  8 octobre 2011, à 10 :44,  voici enfin la semaine de l’achat proprement dit, la passation de pouvoir, qui se soldera par ce geste ridiculement petit : la remise des clés. Entre temps, vendeurs et acheteurs ont fait comme les marmottes, ils se sont mis en hibernation. Pendant ces quatre mois et une semaine, ce sont les banquiers et les notaires qui ont fait bien ou mal leur travail et personne d’autre n’a à intervenir : les banques donnent leur accord très tôt, dans les 15 jours environ. Les notaires défendent chacun les intérêts de leurs clients et se renvoient les frais de l’un à l’autre jusqu’au moment où ils arrivent à se mettre d’accord.

Maintenant bien réveillés, les acheteurs recevront aujourd’hui le compte détaillé de ce qu’ils doivent faire dans les vingt quatre heures suivantes, demain 11 heures dernier délai puisqu’ils savent déjà que la signature des papiers se fera mercredi 15 février, date qu’ils ont eux-mêmes choisie, dans les bureaux de la banque centrale, à Albany.

Ils ont confirmé pour aujourd’hui 13 heures la visite (walk through) de la maison avant achat, visite importante pendant laquelle l’acheteur va noter tout ce qui  est dans la maison, jusqu’au plus petit rideau, ampoule électrique ou appareil ménager. Ceci pour éviter la sorte de mésaventure  vécue par la Chron lorsqu’elle a pris possession de sa dernière maison française, dans le Languedoc, en l’an 2000.

C’était une grande, vieille et charmante maison de chez nous, battue des vents en haut d’une colline, toute blondeur et tuiles roses, avec un grand jardin  dans lequel on descendait après avoir traversé la terrasse. Cette terrasse, pavée de vieux carrelages rouges, était une des choses qui avait accroché l’œil de Mr. Chron la première fois qu’il l’avait vue.  L’agent immobilier avait expliqué que les carrelages n’étaient pas scellés, mais simplement posés sur un lit de sable, et que considérant le mauvais état du matériau, il serait très facile de les enlever pour les remplacer. Le Chron male avait réprimé un haut-le-cœur d’indignation, et s’était contenté de sourire.

Un matin, quatre ou cinq jours après la vente, et alors que Les Chrons males et femelles prennent leur petit déjeuner, ils entendent un bruit de pioche qui ne trompe pas : quelqu’un est en train de démolir quelque chose à quelques mètres de leur cuisine. C’est l’ancien propriétaire accompagné de ses deux fils qui charge dans une carriole a bras les briques de la terrasse, laquelle n’est  plus qu’un chantier de gravas, sable et briques brisées.

La gueulante bilingue poussée par Monsieur Chron ce matin là est restée dans les annales,  ainsi que la mauvaise relation qui s’en est suivie entre l’ex propriétaire, également voisin, et la famille Chron. Il a fallu replacer les dalles mais la magie de la fameuse terrasse avait disparu. Il en faut peu, parfois, pour rompre le charme.

Donc, ce matin, passage obligé chez l’attorney pour les dernières  “figures” arithmétiques ; passage obligé à la banque pour faire établir les chèques vérifiés ; et à 13 heures, visite de la maison blanche avant  achat .

Ce soir ? Mais on fête la Saint Valentin, comme tout le monde  J

Happy Valentine, everyone, with lot of love!

Les Bijoux de Marie Chabrol

Quand on traverse le web en coup de vent on risque de passer à coté de fort jolies choses,  comme, par exemple, les pierres précieuses, les ivoires, les diamants et les perles de Marie Chabrol

Marie est installée en France, dans l’Est, à Nancy.  Elle n’est pas bijoutière, elle est plus que cela. Elle ne se contente pas de vendre les bijoux, elle les aime, elle les crée, les nettoie, les embellie, les transforme, les répare : Marie est la grande magicienne du précieux.

Quelques-unes de ses créations : Cliquez sur les images pour les agrandir.

Collier de perles d'eau douce

Bague Tanzanite

Bracelet perles fines et rubis

Remise à neuf, réparations :

Restoration boite ancienne avant

Restoration boite ancienne après

Restoration ivoire, avant

Ivoire restoré, après

Réparation et restoration bague ancienne, avant

Bague ancienne restorée et nettoyée par Marie Chabrol

 

Cerise sur le gâteau : Marie est aussi une délicieuse jeune femme pleine d’énergie et de rêves, de connaissances et d’humilité. Elle possède cette vertu qui devient de plus en plus rare : le sens de l’amitié.

IL faut visiter le bloc de Marie Chabrol, et si vous habitez Nancy ou si vous passez par là, il faut lui rendre visite de visu.

Bons bizjoux  de Nancy !

Maison Blanche : rebours et débours

Donc, c’est le compte à rebours : 5,4,3,2 …

Compte aussi à débours le jour du closing :

1) 10 % du prix de la maison = 7,600

2) les frais bancaires  = $2,050 ; oui, on vous dit partout qu’il n’y a PAS de closing cost mais ne soyez pas naïfs, s’y’ou plait : il y en a.

3) les honoraires du notaire    = + ou – $600. Le nôtre, ce gangster, se fait payer à l’heure, on va s’amuser quand on recevra la facture à $200/l’heure.

4) l’assurance incendie et autres dégâts ou binder insurance = entre 400 et 600 l’an pour une maison comme la Maison Blanche

5) les frais divers pour récupérer l’historique officiel de la maison, depuis sa construction. Document appelé indifféremment abstract” ou “title : comptez entre 600 et 1.000 dollars.

6) vous devrez aussi rembourser au vendeur la part de taxes immobilières qu’il a déjà réglé à la ville et au county. Les taxes immobilières sont réglées tous les 3 mois,  le propriétaire actuel a donc réglé entre 800 et 1200 dollars pour janvier, février et mars. En signant le 15 février, c’est-à-dire eu milieu exactement de la période réglée, les Chrons devront régler ½ des taxes, soient entre 400 et 600 $

Plus les autres menus frais qui ne manqueront pas de faire surface et dont on se demande toujours  comment ils peuvent naitre dans les cerveaux pervers des banquiers et autres financier . Total = $11.650 à régler par cashier ou bank check – ni cash, ni cartes de crédit, ni chèques personnels. Arrondissons à douze mille et n’en parlons plus.

Fiston Kit Chron et sa jeune épouse Elaine ont exprimé le désir d’assister à la cérémonie du closing, pour se mettre dans le bain car ils vont se lancer dans l’achat de leur première maison  dans les douze mois qui viennent. Quand on sait qu’ils paient actuellement $850 pour leur 4 pièces ( 2 ch, bureau, séjour) en location, on ne peut que les encourager à profiter des prix très bas des maisons en ce début d’année 2012.  Pour les aider, Mr Chron leur a offert de venir habiter gratuitement pendant un an dans l’appartement libéré dans la Maison Bleue : ils économiseront ainsi le down payment. (850 x 12 = la jolie somme de $10.200, et oui, on s’en rend pas compte, mais … hein ?)

Résultat ?  En Mars,  on va se payer le luxe de DEUX déménagements, le nôtre le second week-end, et celui de Kit et Elaine le troisième week-end.

Quand je vous dis que Mars c’est le mois des fous ! C’est d’ailleurs prouvé, puisque, en plus, c’est le mois de l’anniversaire de la Chron.

On n’a pas fini de rigoler !