Parler ou faire taire ?

Entre clouer le bec et briser le silence, il y a un gouffre.

D’un coté, on prend un marteau, des clous et on  muselle le bec de l’oiseau moqueur. De l’autre, on prend des tenailles, et on brise les maillons de la chaîne  qui muselait le bec de l’oiseau moqueur. Des deux cotés, cependant, nous  retrouvons les outils de la torture, le marteau, la chaîne, les tenailles.

La différence c’est que d’un coté nous  entrons dans la violence ; de l’autre, nous l’éradiquons.

Briser le silence, j’aime. Parfois intempestivement – m’en fous, j’ai l ‘âge de mes caprices. Parfois péniblement : pas toujours facile de dire ce qui doit être dit. Il est des silences épais, de ceux que nous devons marteler longtemps, répétitivement, pour qu’enfin ils tombent en morceaux. Mais alors, quel bonheur de voir les lecteurs picorer nos phrases, s’emparer des paragraphes, et diffuser nos mots.

Il arrive aussi que certains silences, une fois brisés, nous reviennent en chansons, en poèmes, en amour. C’est la grâce que je vous souhaite.

Le mot est l’ennemi du silence.

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lmg

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