Gouttes de temps

Qu’allons-nous faire en ce dimanche ?

D’autant plus qu’il va faire beau ( méga-beau, dirait ma petite-fille, je l’adore !) Donc, oui, méga-beau  après les vents océaniques qui ont dispersé hier sur ma pelouse le contenu d’un sac mal ficelé plein de vieux papiers ! bon exercice d’assouplissement, madame .

Et puis ? et puis, je sais pas : promenade ? Visite du vieux village Shaker, deux heures de route ? Se risquer jusqu’à l’expo des maisons neuves ? Fouinage chez les bouquinistes réunis,  j’y trouve parfois des livres en français pour 1 $, et je dévaste la place  ? Ou rien : rester tranquille dans le jardin,  faire la causette avec Beth, rire aux histoires de mon petit voisin Jeremy, 8 ans ? Regarder l’écureuil hardi creuser des trous dans le jardin pour y enfouir prestement ses noix de cajou ? Tailler un peu les  arbustes, entre deux chapitres de ce livre redécouvert, de Benoîte Groult (1) ?

Prendre le temps comme il vient et l »envie dans le sens  qu’elle veut. Ecrire n’est pas prévu au programme du dimanche, écrire demande du temps, du calme, et les portes fermées sur le monde tel qu’il est.

Je vous souhaite à tous un excellent dimanche,  de ceux dont on se demande, arrivés à l’heure du sommeil, ce qu’on a  bien pu faire pour se sentir si heureusement fatigués. Et la réponse est « rien » : une journée gratuite, sans rien devoir à soi ni à personne.

Le temps nous vient au compte-goutte, seconde après seconde, régulièrement : y penser  et n’en laisser échapper aucune.

lmg

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(1) La touche étoile, de Benoîte Groult, 2006

  1. C’est vrai qu’on essaye toujours d’employer notre temps au maximum sans suivre ses envies de l’instant, flâner, respirer l’humeur de la journée, se laisser surprendre à vivre autre chose que ce qu’on aurait planifié. Se laisser vivre, quoi.

    « Laisser passer le temps » et « vivre à contretemps » comme le disait Sagan

    Il y a des anacardiers dans ton voisinage ? Quelle chance. Ça doit être un bel arbre.

  2. je ne connaissais pas le nom de l’arbre aux noix de cajou en français ! Merci Virginie : oui, c’est – en fait ce sont – deux arbres très hauts et très beaux, solides, surement assez vieux car les troncs sont gros. Ils sont en bordure du parking de la banque voisine. Entre eux et nous il y a aussi deux chênes , et une colonie de sapins ( 6 ou 8 !) qui poussent en hauteur, heureusement ils sont au nord de la maison.

    Tiens, je vais faire des photos demain et je les poste ici, tu verras.
    Se laisser vivre, pour moi qui suis encore et toujours hyper-active, c’est, plus qu’un besoin, une nécessité absolue : renverser la vapeur, et se laisser glisser – tiens, l’image qui me vient c’est « faire la planche »

    Voilà : je fais la planche le dimanche, lol !!!

  3. Ce sont plutôt mes enfants qui aimeraient « faire la planche » le dimanche, après toutes les activités de la semaine. On a eu deux matches de volley pour la grande, et la préparation d’un exposé, et piscine pour le petit. Moi, j’ai rangé ma boîte de perles — et je n’ai pas fini! Les dimanches d’automnes sont les plus beaux.

    • Coucou, ma belle d’Alabama, sais-tu que je pense à toi tous les jours, en parlant à mes dogwood pour les féliciter d’avoir si bien poussé dans mon jardin, et maintenant, pour la couleur mauve de l’envers de leur feuillage avant l’automne.
      Ton dimanche très occupé, ah ! comme je te comprend ! et sais-tu que, plus tard, mes dimanches aux mains vides m’ont donné tant de tristesse lorsque mes enfants se sont envolés loin de moi ? dimanches, jours de fêtes : les moments où je ressentais le plus leur absence.
      Oui, moi aussi j’aime les dimanche d’automne, qui prolongent l’été. Tu reprends tes perles ? on peut les voir quelque part ?

    • Bonjour Carinne, oui, le dimanche DEVRAIT rester un jour de deteten, repos et plaisirs, un jour à ne rien faire sauf si cela nous tente ( le sport etant un plaisir ressourcant ET fatigant, hih i !!) Il nous faut un jour par semaine pour nous ressourcer, nous retrouver, ramasser les morceaux et les recoller ensemble : im jour au moins tous les sept autres, que ce soit le samedi ou le dimanche, les religions aux racines anciennes avaient compris cette nécessité et l’avaient imposée.
      Notre nouvelle culture anti-religion nous vole ce jour. Multiplié par autant de semaines, ce sont presque deux mois de « vacances » qui nous sont volés.

  4. Dimanche dernier, malgré la menace d’astreintes astronomiques, de grandes enseignes française ont bravé l’interdiction d’ouverture de leurs magasins le dimanche.. Les avis sont partagés dans la population même. Quant aux politiques, ils se pencheront sur les quelques 160 dérogations intervenues depuis 1906, année d’interdiction du travail dominical. Les feuillets s’interpénètrent et se contredisent. Bon courage.

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