11 septembre 2013 : non à l’oubli

Douze ans après, il est de bon ton de ne plus en parler. D’éviter le sujet. Et même si un hurluberlu parle encore ce matin de brûler 2998 livres sous prétextes qu’ils sont sacrés pour une religion opposée, cela ne fait plus, 12 ans après, la Une de tous les journaux. A peine en parle-t-on en France, et pour s’en moquer. La nostalgie du sang n’est plus ce qu’elle était.

C’est qu’il en ait passé, de l’eau sous les ponts, depuis 2001. Le 911, c’est fini, ou presque. On va dorénavant tout faire pour oublier, comme on a fait pendant douze ans pour garder vif en nous le souvenir.

Nous humains sommes ainsi faits qu’il suffit que quelqu’un, dont la voix porte pour haut que celle des autres, nous dise :  » Oubliez !  » pour que soudain les drapeaux s’abaissent, les souvenirs s’estompent, les horreurs s’éteignent, les clameurs  se taisent.  Pourtant, douze ans plus tard, ils restent toujours  irremplaçables, ces trois mille morts pour rien. Ces trois mille vies détruites, ces trois mille disparus en cendre dans un monstrueux écroulement de béton et d’acier. Et ces centaines de milliers d’autres, dont on ne parle jamais, qui en portent encore les traces en eux, dans leurs corps, dans leurs vies,  dans leur âmes. Vous voulez qu’on les oublie ? Mais ce serait un crime !

Onze septembre deux mille treize, début d’automne, douceur de ce matin, menace précise d’une troisième guerre mondiale. Non, Monsieur le Président, oublier n’est pas la solution.

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Les grands titres, en National, du New York Times aujourd’hui mercredi 11 sept 2013 :

NATIONAL

RIEN, absolument RIEN sur le 911. Trump, Eisenhower, la marijuana, le gouverneur du Michigan… tout sauf ce qui est important : le souvenir et les leçons que nous devons tirer du passé.

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lmg

  1. moi j’y ai pensé,
    moi je me suis posé de grosses, énormes, questions : pourquoi cette date du 11 septembre a-elle été occultée par rapport à la Syrie les armes chimiques et ses rebelles intégristes dont on nous a rabattu les oreilles, parce qu’ici aussi notre président n’a pas dit un mot sur vos victimes
    alors une pensée pour ceux qui sont partis, lâchement assassinés

  2. Nous ( nous, ceux de mon entourage) nous posons la même question. Pas un seul mot, et ce matin, silence complet. Tiens,je vais voir ce qu’;en disent les journaux.

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