Chroniques du travail US / 5 – The establishment of age discrimination

Comme dans toute machine administrative, la mise en route de la plainte contre L… démarre lentement. Mais ici, contrairement à l’Europe, où l’on ne sait jamais quel sera le suivi,  nous sommes au moins assurés d’une prise en charge sérieuse et continue, une fois passés les premiers jours  d’attente.

Tout est donc en place maintenant. Hier matin, premier interview téléphonique  par une des investigatices du EEOC.  Huit questions, 12 minutes, et de bonnes raisons  d’espérer. Merci Madame. Bien entendu, c’est loin d’être gagné,  nous sommes des David contre le Goliath en question. Mais au moins, nous savons que  L… est sous investigation, que la première tranche de cette investigation a prouvé au EEOC qu’il y avait anguille sous roche, puisqu’ils déclenchent maintenant  les interrogatoires du « complainant ». Si le EEOC a des doutes au sujet d’une plainte portée par un employé, l’agence ne poursuit pas l’investigation et  informe le plaintif de la nullité de sa plainte.

Recevoir un confirmation d’investigation est donc un bon point pour le plaintif. Mais attention, ne pas être pressés !  il y en a bien au moins pour les 6 prochains mois. C’est maintenant qu’il ne faut pas baisser les bras. Les Human Rights  feront aussi leur investigation de leur coté, dès que le EEOC leur enverra leur détermination.

En attendant, Mr. Chron a commencé les démarches, que nous savons totalement vouées à l’échec, pour retrouver un travail. Au hasard des dossiers a compléter, on rencontre ce genre de merveilles, ( K-Mart ) :

 » Avez-vous moins de 16 ans ou plus de 40 ans ? « 

Je l’ai imprimé, ca peut toujours servir !

Age discrimination is well  and alive in Oncle Sam’s country.

(suivre l’affaire Zack  – 6 -)

  1. SHOCKING !
    Sais tu qu’à la fin d’un entretien d’embauche, on m’a dit un jour « embrassez votre petit et puis faites le deuxième « … dans le genre discrimination , c’est pas mal aussi.

  2. houla ! oui, Hélène ! et ici, une amie a gagné son procès contre l’entreprise qui lui avait fait sauter sa promotion ( donnée à un monsieur plus jeune et moins competent qu’elle ) parce qu’elle avait deux temoins devant lesquels son supervisor ( le vice-president de la compagnie) lui avait dit : « votre place est à la cuisine ». Gender discrimination.

    Tiens, d’ailleurs, avec ce qu’elle a gagné, elle l’a refaite, sa cuisine !

    Faut pas louper une occasion de se marrer, y’en a pas tellement ! LOL!!!

    ( Lise, féroce)
    _______________

    Remarque, quand les abus discrimatoires seront punis avec justice sur l’Internet, (et cela ne saurait tarder) j’ai quelques bons cas vécus, moi aussi, dans mes dossiers, hi hi !!! : contre ma religion, et mes états de femme, de grand-mère ( traduction = mon âge) et de citoyenneté.
    heu …malheureusement, les discriminateurs et -teuses via internet sont insolvables 😦

    (Lise , de + en + feroce )

  3. bonne, la suite, pour le moment. Ariana ( merci 🙂 ) : les indemnités de perte de travail — unemployment insurance – etaient suspendues pendant que le DOL ( Department of Labor) et le EEOC ( equal employment opportunity commission) faisaient leur investigation.

    Si les deux avaient rencontré quoique ce soit qui ait pu leur donner à penser que l’employeur avait raison de limoger Mr. Chron, le Unemployment Insurance ne serait pas accordé.
    Or, ce matin, nous avons reçu le premier cheque de payment.

    En dehors du fait que c’est toujours agréable de recevoir un cheque, c’est aussi l’assurance que des gens compétents et determines continuent de suivre l’affaire de pres.

    As we always say : we hope that justice will be rendered.

    C’est mon seul argument politique, mais j’y suis accrochée comme une bernique sur un rocher.

  4. bon courage 🙂 – je croise les doigts pour vous! et a t il pense a aller faire 1 dde chez Ace Hardware? J’y vois que des ‘vieux’ la bas lol.. plus de chance qu’ailleurs peut etre!? 🙂

  5. ça n’a rien a voir avec la choucroute mais je viens de mettre ça en ligne et j’aimerais savoir ce que vous en pensez, les filles.
    Je mettrai un lien sur mon blog mais je dois penser a un moyen sympa de le présenter et ma rentrée c’est demain!!! bises!
    merci!

    • Ahh je le fais mien, ma voisine sera toute etonne, de retour de Jerusalem, quand elle m’entendra lui dire « I hope you had a great trip, if I am not too much chutzpah to ask you ? »

      je vais faire un tour du cote de ma demie douzaine de boites a lettres

  6. Force et combat , mais déjà un point positif l’ouverture de l’enquête , je vous souhaite beaucoup de courage et puis un bisou de France!!!

  7. Merci, Mevic, heureusement pour nous – en un sens – ce n’est pas la première fois que nous nous colletons avec des individus ou des entreprises américaines pour ce genre de chose (discrimination). La première fois, origine discrimination, ou discrimination de cutoyenneté : une voisine m’a mechamment interpellée du haut de sa terrasse en me criant,  » hé, Frenchie ! hé b…ch of frenchy .. » il y avait deux personnes qui passaient à ce moment-là sur le trottoir. S’en est suivie une algarade comme on en voit peu ici en public, les Américain en général étant gens pacifiques ( si, si !) mesurés et calmes.
    Mais là, les deux passantes ont pris faits et causes pour moi, et ont accepté de me servir de témoin. Appeler quelqu’un « Frnechy » et encore plus  » Pute de Francaise » (traduction litterale) c’est aussi grave que d’appeler un africain du mot N…

    In principe, toute insulte visant la nationalite, le genre, la religion, l’âge, le sexe ou les tendances sexuelles de quelqu’un sont punis – et les punitions ne sont pas la prison, bien entendu mais toujours sous forme d’amende, fortes.

    A part sexual discrimination, je crois que j’ai tout rencontré, soit pour moi, soit pour des membres de la famille ou des amis.

    Ce qui fait que maintenant, la discrimination, je la sens venir à une lieu à la ronde, je sais comment me protéger et protéger ceux qui ont besoin de l’être. Il faut éradiquer la discrimination, non seulement ici (USA) mais partout dans le monde.

    Cependant, je dois dire que dans le cas de la jeune fille qui, en Californie, essaie de faire un procès à Disney parce que l’entreprise a refusé de lui laisser porter un foulard, alors qu’il est bien spécifié dans le contrat d’embauche que le port d’un uniforme fourni par Disney est obligatoire, je crains bien qu’elle en soit pour ses frais.

    La seule chose valable, à mon avis, n’est pas l’histoire du foulard, mais les injures qu’elle a subies de la part de ses collègues dans son temps de travail – et le fait que, bien qu’alerté oralement et par écrit, son supérieur hiérachique n’ai pas jugé nécessaire de mener une enquête sérieuse.

    La loi américaine est simple, dure et incontournable. Il faut la connaitre avant de venir vivre dans ce pays. Et il faut la respecter une fois que nous avons décidé d’y vivre.

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