Déménagement 126ieme episode

IL y a le début, les cartons, et on fait attention, on va piano et sano : on prend son temps.

Il y a quelques semaines plus tard, et on mesure de l’œil qu’on n’a rien fait, que les choses se sont déplacées du point A au point D sans passer par les intermédiaires, on cherche partout ce papier important qu’on était pourtant sûrs d’avoir bien rangé – oui, bien rangé, si bien rangé qu’on ne le retrouve plus.

Il y a les aller et retour d’un endroit dans un autre, l’énervement parce que les meubles refusent sur place d’aller où nous étions pourtant arrivés à les caser sur le plan du modern architect version 2012, lequel surtout verse dans l’incertitude.

Il y a les conversations, de vive voix, téléphoniques et emailesques, destinées à persuader les copains aux gros bras que déménager n’est au demeurant qu’une autre forme de party – de plaisir, on ne va pas jusque là, mais presque.

Il y a la solitude de la faiseuse de carton et les bras qui soudain refusent de porter les gros Quillet et les questions en suspend comme l’épée de Damoclès : En avons-nous encore besoin ? vraiment, vraiment, quand vais-je m’en servir, dans les années futures ? On entrevoit l’œil vague une belle flambée au milieu du jardin, mais on se ravise., la loi familiale qui dit que tout peut toujours servir tinte une fois de plus à nos oreilles. Qui se font basses au fur et à mesure que notre fatigue s’élève, nouveaux vases communicants. On se traine d’un carton sur l’autre, on les empile dans la Rondo qui fait son boulot vaillamment, brave bête, on en a les larmes aux yeux.

On ne veut pas penser que cette maison bleue, qu’on va quitter peut être pour toujours, on l’aimait bien. On y a vécu des jours roses. On oublie les autres. On ne comprends plus très bien ce désir de toujours partir ailleurs. On renâcle

C’est le découragement. Ca passera. Il faudra bien que ça passe. Parce que le grand jour, le vide absolu, c’est dans trois jours.

Demain, l’ordi de la Chron sera débranché, déconnecté du monde jusqu’à des jours meilleurs.

 

  1. Merci pour tes encouragements, c’est vrai qu’pn n’a pas l’impression d’avancer tellement, pourtant nous y travaillons tous les jorus … grrr.. mais il fait beau, il fait doux, il y a du soleil, ca devrait aller .

    Et rêvons de crocus, 🙂

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