Tracer des signes

Ce poète* que la France découvre quinze ans après sa mort était lui aussi un expat, même s’il n’avait traversé aucune mer, mais seulement franchi des montagnes et lesquelles ! Montagnes Pyrénées, vous êtes mes amours, oui mes amours. Il est parti vers le nord, quittant son Portugal natal et ses couleurs pour s’isoler, se recueillir en terre d’accueil à Bruxelles la douce,  en Belgique la bruine, en pays de fogs et de voiles, pas encore dans les grisailles scandinaves, en transition entre la dure beauté éclatante de son pays natal et la nuit vertigineuse des terres australes.

Avant d’être poète, avant de se définir par les mots, il se voulait peintre, dessinateur, traducteur des mots des autres, rapporteur de beauté à la pointe du crayon, que celui-ci serve à écrire ou à tracer des lignes sur un papier : dessiner, écrire, c’est toujours tracer des signes.

Nous traçons nos signes là où nous sommes, expats ou non : nos signes nous suivent partout.

_________________

* Al Berto, http://www.independent.co.uk/news/people/obituary-al-berto-1249902.html

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s