Pourquoi ils ont choisi l’Amérique

D'un continent à l'autre, c'est loin, l'Amérique

Elles ont choisi l’Amérique, souvent, par amour.  Pas l’amour de la terra americana : l’amour du citoyen américain rencontré un soir ou un matin, sur une plage ou en haut de la tour de Pise, au coin de la rue ou au bord de la route. Elles sont devenues Américaines par leur mariage.

Ils ont choisi l’Amérique parfois pour la même raison, mais moins souvent qu’elles : eux, c’est plutôt un choix intime, personnel, souvent lié au boulot ou aux études. Eux,  c’est l’Amérique d’abord, qu’ils ont choisi. Il se trouve que, plus tard, l’Américaine est rentrée dans leur vie avec l’amour. Il peut se trouver aussi qu’alors ils restent et deviennent Américains car les visas de travail ne sont pas éternels (entre autres).

La différence c’est qu’ils ont trouvé l’amour sur place, alors qu’elles l’ont suivi et ont traversé l’océan avec lui ; elles ont embarqué avec l’amour dans leurs bagages ; elles l’auraient suivi au bout du monde, les femmes n’ont peur de rien.

Il y a ceux qui, elle et lui dans l’hexagone, ont choisi un jour de tenter l’aventure des Pilgrims  quatre cent ans plus tard : ils allaient, ensemble, découvrir leur Amérique,  ses dollars, ses McDo, ses exagérations, ses gratte-ciels, ses bisons, ses dindons, et son Obama. Pour ceux-là, obtenir la nationalité américaine tient du trapèze de haut niveau.

Et puis il y a ceux qui ne savent pas encore : ils et elles sont ici, mais pour combien de temps, ils n’en savent rien : parce que partagés entre deux continents, deux langages, deux cultures, deux pays,  ils se demandent si le plus sage ne serait pas de rentrer « chez soi » et de cicatriser ce qui peut encore l’être.

A tous ceux qui, francophones de naissance, sont ici maintenant, dans un des cinquante états, la question principale, c’est :

POURQUOI AVOIR CHOISI L’AMERIQUE ?

Pour ceux qui ont envie d’en dire davantage, la seconde question importante, c’est

COMMENT AVEZ-VOUS CHOISI L’AMERIQUE ?

A tous, merci de répondre et de faire avancer ce qui peut encore se tenir debout.

__________

ps : la Chron a attrapé le plus horrible virus de grippe qui se puisse souhaiter, mais chancelante et toussante, elle vient tous les jours sur ce blog. La seule bonne chose, c’est qu’elle n’est pas contagieuse par l’internet.

  1. Par hasard
    Par amour
    Pour changer
    Pour voir
    Pour partir

    Je reste par amour, pour le cottage cheese, la Campbell Tomato Soup, les bagels, la liberté d’entreprendre, le drapeau de la boite au lettre, John Cage et Stever Reich, les autoroutes, la littérature.

  2. ahhhhh
    moi aussi par amour, mais pas par hasard : c’etait mon année « amérique » je m’enveloppais dans les drapeaux américains, et je ne chantais que Dylan et Streaissand : c’etait aussi ma periode rebelle non-violente.

    moi aussi pour changer, parce qu’un ras-les cheveux de tout ce qui se passait en France,

    Moi aussi pour voir et par challenge : pour voir si je pourrais m’adapter, et oui, j’ai pu

    Moi aussi, et surtout, pour partir et mettre le plus de miles que je pouvais entre moi et tout le reste.

    _____________

    La tomato soup, non (j’aime pas les tomates), les bagels, oui, le cream cheese aussi – pour moi, aussi, les pizzas, les ice-cream, les fruits et les legumes, les canards et les dindes. Et les hamburgers et le ketchup, et tout ce qui n’est pas politiquement correct en matière de nutrition.

    Les fêtes. Toutes.

    Une certaine moralité qui me convient. Une certaine tenue. Une certaine discipline, qui me va.

    La liberté.

    Les villes pleines d’arbres – les arbres qui se sentent chez eux en ville , avec les oiseaux, les ecureuils et les lapins – et dnas le Minnesotas, les oies sauvages dans une ville de plus de 3 millions d’habitants. Le fait fantastique que les automobilistes s’arretent pour les laisser passer même sur les autoroutes !

    La vie plus simple, plus facile. ( je sais, il y a des américains snobs, by chance, je n’en ai jamais rencontré ( faudrait que tu me fasses rencontrer Monette ?? )

  3. dE L’autre côté de la grand’mare, l’Amérique nous fait parfois rêver et garde je pense chez certain cette image du pays « où tout est possible » …. Mais pour l’instant , la vieille Europe et la douce France restent notre chez nous.

  4. Je suis d’abord venue seule comme une grande, j;ai passé deux ans dans une université dans le Maine, je suis retournée en France et puis j’ai compris que ma vie était ici et je suis revenue, toujours seule. Je ne suis pas mariée et pas d’enfants par choix. J’ai un good job, ma maison, mes amis, la plupart américains, et surtout mon travail, mon independance vis-à vis de tout ce qui me deplaisait en Europe. Je voyage beaucoup, j’aime ce pays pour la liberté que je ressens dans ma vie, et surtout lorsque je reviens en France, je ne peux pas m’empêcher d’être heureuse lorsque je reviens chez moi, et chez moi c’est ici.

    LiseNY, si tu veux, je peux revenir plus tard expliquer comment je me suis retrouvée dans le Maine à 19 ans, et comment je suis revenue m’installer ici. Cela demande constance et détermination. Je suis ici depuis 15 ans maintenant, et aucune envie d’aller ailleurs.

  5. Comme Ariana et LiseNY, je suis arrivée ici en 1995 par amour, je me suis mariee et j’ai deux enfants. J’habite dans le Minnesota – LiseNY, tu connais, je vois – et l’adaptation à la vie américaine a été d’autant plus dure pour moi que j’arrive de Provence ( Cannes, exactement) Alors, la neige et les grands froids pendant 6 mois de l’année, j’en ai pleuré, et je ne suis pas une larmoyante. La coupure avec ma famille a été rude aussi, j’ai deux frères et une soeur, me séparer d’eux n’est pas encore cicatrisé.

    Le plus dur : les fêtes, parce que nous ne pouvons pas toujours être ensemble. Je me sens partagée. Je me sens coupable. Je voudrais être à la fois ici et là-bas.

    J’aimais la photographie avant d’arriver, donc, ici j’ai créé ma petite entraprise, et j’ai réussi, il faut passer les 24 premiers mois, ensuite, tout a été très facile. J’ai une bonne clientèle.

    C’est une bonne idée, merci pour tes questions.

  6. Par hasard et pour ne pas être séparés par le travail mon chéri et moi. Et puis non je ne m’y ferais jamais. Trop vieille peut-être mais aussi et surtout trop républicaine (au sens de la république pas le parti américain) trop laïque, trop sensible aux inégalités sociales et raciales, trop effrayée par les armes, trop choquée par la violence ambiante, et cet archaïsme sur le droit des femmes… et trop réaliste sur le « rêve américain » dont beaucoup sont en train de se réveiller… Alors la France c’est pas la panacée mais c’est chez moi, et du coup à mon niveau je peux faire quelque chose. Ici je suis une immigrée et je ferme ma bouche.
    Bon ben pour un 1 er com, c’est cash ! Bises de dessous le palmier – Nath

    • et alors, pourquoi pas !! merci pour ce 1er com, j’espère suivi de beaucoup d’autres !! j’ai trouvé ton blog fort sympathique, et tu es dans ma liste des liens sur le coté, nous ne pouvons pas, tous et toutes, être suprèmement HEUREUX d’habiter ici, ce serait trop monotone 🙂
      Tu sais, je suis persuadé qu’au fond de chacune de nous, nous nous sentirons europ♪0ennes jusqu’à la fin… Nous faisons souvent contre mauvaise fortune bon coeur. Seulement, je sais par expérience que .. ben, je ferais la même chose si je repartais habiter en France 😦

      je ne sais pas combien de temps j me suis reconnue « émmigrée », ni surtout, combien de temps j’ai fermé mon bec ? ET c’est une bonne question.

    • Mais non, pas trop vieille, y’a pas d’âge pour ne pas s’y faire ! Il m’a fallu … du temps, beaucoup de tenmps. ET mon roy.

  7. Par choix. mais je triche un peu je suis au Canada. Ca reste l’Amérique du nord 🙂

    En fait j’ai toujours rêvé d’États-Unis mais voila, c’est difficile si on n’est pas expatriés. Donc je me suis rabattue sur le Canada. Vrai de vrai, moi le Canada je suis juste venue pour l’expérience et dès que je peux je m’en vais aux États-Unis. On verra quand… Je reste incroyablement attirée et fascinée par ce pays. Il n’y a pas de rêve américain mais il y a mon rêve à moi. Tant que je ne l’aurais pas réalisé, ça me trottera dans la tête.

    Ici c’est toujours drôle, les gens me demandent pourquoi je suis partie de France et ils trouvent ça impensable que je veuille venir vivre aux Etats-Unis. Mais en fait je me demande si les Français aux USA souhaiteraient venir s’installer au Canada ?

    Bref, je suis venue sans rien, juste avec mon mari chéri et des valises. J’ai trouvé un travail dans ma branche après 1 an de recherches et de boulots pas intéressants. J’ai découvert des habitudes et moeurs très différentes de la France et surtout j’ai appris. Sur moi, sur le travail, sur plein de choses.

    Si c’était à refaire et même si c’est très difficile quand on vient sans rien, ben oui je le referais. Pourtant bizarrement, je ne le conseille pas à tout le monde. Paradoxale, moi.

  8. Oui, oui, le Canada, c’est tout de même plus près de l’Amerique/USA que de la France ! BIENVENUE ICI ! Je pense avec toi, Lisa, que passer par le Canada est une bonne façon d’aborder la vie à l’américaine. Pour moi, j’ai longtemps rêvé de faire le contraire : arrivée aux USA d’abord, j’ai vécu dans l’état le plus froid après l’Alaska, donc, j’ai longtemps pensé que si je m’installais au Québec, je ne souffrirais pas beaucoup plus du froid, et j’aurais l’avantage de retrouver ma langue de Molière, qui continue de me manquer tellement !

    Et puis, nous avons tranché la question en venant nous installer dans l’etat de New-York, aux multiples avantages : facilité de rejoindre Paris en 5 heures de vol a partir de NY ou de Boston ; rapprochement de mes amies Canadiennes avec Montréal à 4 heures de route, et Québec à 6 heures. Et surtout, l’océan à portée de la main – après 2 herues de route, quand même, lol !

    Merci pour ton message, bon samedi à toi, tiens toi au chaud ! ( je viens d’allumer un feu de bois ) et si tu nous disais pourquoi tu penses que le rêve am♪0ricain n’existe pas ? ( 🙂 )

    • Je pense que la définition du rêve américain est différente pour tout le monde. Pour moi c’est arriver aux USA ou au Canada et très bien réussir aussi bien professionnellement que personnellement.

      Pour faire simple c’est gagner plein d’argent et d’avoir une grande maison avec un jardin 😉 Mais là je fais très simple hein ! C’est ma vision à moi du rêve américain en tout cas… Celle que j’ai vu en regardant mes séries télé quand j’étais ado.

      Je ne pense pas réaliser ce rêve ici au Canada, peut-être aux USA si j’ai un jour la chance d’y aller, on ne sait jamais. Et puis surtout on verra ! Je trouve la vie beaucoup trop chère à Toronto et mon domaine d’activité ne va à priori pas me faire gagner des millions de dollars 😉 C’est pour ça que je ne pense pas que le Canada, du moins Toronto soit un eldorado.

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