Les premiers habitants de Plymouth

Squanto, de son vrai nom Tisquantum, sera l’interprète qui fera le lien entre sa tribu et les nouveaux arrivants

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Nous en savons davantage aujourd’hui sur la colonie des Wanpanoag sur le territoire du Plymouth  de ce temps-là.

A la fin du seizième siècle et dans les premières années du dix-septième, la colonie des Wanpanoag était un rassemblement important d’environ 2000 personnes. Le Capitaine John Smith, leader de la colonie britannique installée à Jamestown, (Virginia), avait exploré la Baie de Cape Cod plusieurs années avant l’arrivée du Mayflower.  Il semble que certains membres de son équipage, ou bien des voyageurs navigants sur le bateau du Cap Smith, soient restés à terre lorsque Smith est reparti. Car à la suite de ces explorations, la colonie des Wanpanoag commence d’être décimée par des maladies inconnues, probablement ramenées d‘Europe par les navigateurs. L’histoire affirme que ces maladies – rougeole, rubéole, varicelle – ont été transmises par des pécheurs français descendant des cotes canadiennes (Newfoundland) en longeant ce qui est aujourd’hui le Maine ; et par les explorateurs Anglais cherchant une terre hospitalières à coloniser.

En 1614 et en 1617, deux grosses épidémies tuent entre 90 et 95 % de la population Wanpanoag. Ceux qui survivent s’enfuient à l‘intérieur des terres, abandonnant  les champs de mais, et leur campement, sauf les tee-pees qu‘ils emportent avec eux. Il reviendront au printemps 1621, et trouveront leur territoire occupé par les Pilgrims.

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  1. D’après ce que j’ai compris, Squanto avait été capturé et emmené comme esclave en Angleterre avant cette rencontre historique entre les Wanpanoags et les pèlerins. Ce qui lui a permis d’être interprête.
    En tout cas c’est terrible ce qui est arrivé avec ces maladies importées, un peu comme une prémonition de ce qui allait se passer par la suite.
    Passionnante, cette plongée dans les origines de ce pays !
    Merci de nous livrer ces précieuses informations.

  2. J »habite très près de Plymouth – enfin.. hum.. très près en termes de longueurs de route américaine – et j’y vais le plus souvent possible. Pour bien comprendre l’hsitoire d’un pays, il faut commencer par ses origines. Et ce qui est pratiquement impossible en Europe, est tout à fait à portée de la main et des yeux ici : il suffit d’aller à Plymouth, et marcher partout. La présence des tout premiers anglo-américains, avec un peu d’imagination, on la retrouve à chaque coin de rue.

    Les Amérindiens de l’Est n’ont pas été décimés par les seconds arrivants, comme, par exemple, dans le Midwest américain : ici, et surtout au début, les nouveaux arrivants ont essayé de vivre en harmonie avec les autochtones et ils se sont entr’aidé mutuellement.

    Les choses ne peuvent pas rester dans leur pureté première longtemps : le cours de l’histoire nous apprends cela pour chaque continent, chaque civilisation : si nous regardons ce qui se passe aujourd’hui, au regard de ce qui s’est passé dans les grandes civilisations disparues, nous pourrions en tirer une lecon d’humilité : la paix est fragile.

    Quanto a bel et bien été ramené en Europe comme esclave, d’abord au Portugal et en Espagne, ensuite en Angleterre. D’un esprit vif, sensible aux sons, alerte, il a appris les langues des pays qu’il traversait. Avant sa capture, il avait déjà appris quelques rudiments d’anglais avec les pécheurs canadiens qui descendaient des cotes atlantiques et il était devenu une sorte de guide.

    Il avait un caractère enjoué mais il fut plus tard accusé de traitrise par sa tribu. On pense qu’il a été empoisonné par le groupe des Wanpanoag, qui pensaient qu’il était devenu un espion à la solde des nouveaux habitants .. hé ? c’est un des premiers mystère de la « conquète » américaine.

  3. Je ne connaissais pas l’histoire de Squanto. Je savais que les populations amérindiennes (comme celles d’Amérique du Sud au moment de Colomb) avaient été décimées par les maladies importées par les colons (et les massacres). Mais toujours actuellement, peu semblent se soucier de l’histoire passée ou actuelle des amérindiens. Ton article en est d’autant plus important. J’aime beaucoup leur art (notamment les bijoux et les dreamcatchers) et je suis d’accord avec toi l’histoire du monde recèle beaucoup d’horreurs sur tous les continents.

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